Charles Leclerc pénalisé après le GP de Miami : Ferrari perd gros dans le dernier tour
La FIA a décidé de pénalité Charles Leclerc avec fermeté après le Grand Prix de Miami. Le pilote Ferrari a fait tout un tas de manoeuvre jugées dangereuses mais surtout, hors du circuit, alors qu'il avait des difficultés à contrôler sa monoplace après avoir fait un tête à queue et légèrement tapé le mur.
Charles Leclerc a été pénalisé de 20 secondes après l’arrivée du Grand Prix de Miami 2026. Le pilote Ferrari, sixième sous le drapeau à damier, a été rétrogradé à la huitième place après une décision des commissaires. En cause : plusieurs sorties de piste dans le dernier tour, après un tête-à-queue et un contact avec le mur au virage 3. La FIA a estimé que le Monégasque avait gagné un avantage durable en coupant plusieurs chicanes malgré un problème sur sa monoplace.
Une fin de course cauchemardesque pour Leclerc
Le Grand Prix de Miami de Charles Leclerc s’est terminé dans la confusion. Alors qu’il était encore impliqué dans la lutte pour le podium en fin de course, le pilote Ferrari a perdu le contrôle de sa monoplace dans le dernier tour, au virage 3. Après son tête-à-queue, la Ferrari a touché le mur, avant de reprendre la piste pour rejoindre l’arrivée.
Leclerc a finalement franchi la ligne en sixième position, mais son classement est resté provisoire pendant plusieurs heures. Les commissaires avaient ouvert une enquête sur sa fin de course, marquée par plusieurs passages hors piste après l’incident. Dans leur décision officielle, ils retiennent que « la voiture 16 a quitté la piste à plusieurs reprises sans raison justifiable ».
Selon le rapport de la FIA, les commissaires ont entendu Charles Leclerc et un représentant de la Scuderia Ferrari HP. Ils ont également analysé les données du système de positionnement, les images vidéo, la radio de l’équipe et la caméra embarquée. Cette étude a conduit à une sanction lourde : une pénalité de type drive-through, convertie après course en 20 secondes ajoutées au temps final du pilote Ferrari.
La FIA reconnaît le problème, mais pas comme excuse valable
Le point central de la décision concerne l’état de la Ferrari après le choc. Charles Leclerc a expliqué aux commissaires que la voiture semblait encore en état de rouler, mais qu’elle ne parvenait plus à négocier correctement les virages à droite. Cette perte de comportement l’aurait contraint à couper certaines chicanes pour atteindre l’arrivée.
La FIA reprend cet élément dans son rapport : « La voiture 16 est partie en tête-à-queue dans le dernier tour au virage 3 et a heurté le mur, mais a continué en piste. Le pilote nous a indiqué que la voiture semblait correcte, sauf qu’elle ne négociait plus correctement les virages à droite. »
Les commissaires n’ont toutefois pas considéré ce problème comme une justification suffisante. Leur lecture est claire : « Étant donné ce problème, il a été forcé de couper les chicanes en allant vers le drapeau à damier. Nous avons déterminé que le fait qu’il ait dû couper les chicanes, c’est-à-dire quitter la piste, signifiait qu’il avait gagné un avantage durable en quittant la piste de cette manière. »
Cette formulation est importante. La FIA ne conteste pas nécessairement que la Ferrari ait été endommagée ou difficile à piloter. Elle estime cependant que le résultat sportif de ces sorties de piste reste un avantage, puisque Leclerc a pu conserver sa progression vers l’arrivée sans respecter les limites normales du tracé.
Le rapport ajoute : « Le fait qu’il ait eu un problème mécanique d’une certaine nature ne constituait pas une raison justifiable. » C’est sur cette base que la sanction de 20 secondes a été appliquée.
Une pénalité qui change le classement de Ferrari
La sanction fait reculer Charles Leclerc de la sixième à la huitième place du Grand Prix de Miami. Ferrari perd donc des points précieux dans une course déjà difficile, alors que Lewis Hamilton récupère une position et remonte au sixième rang. Franco Colapinto profite également de la pénalité pour gagner une place.
Ce déclassement intervient dans un contexte sportif déjà frustrant pour Leclerc. Le Monégasque avait encore une possibilité de viser un meilleur résultat avant son erreur dans le dernier tour. Mais entre le tête-à-queue, le contact avec le mur, les sorties de piste et la décision des commissaires, sa fin de course s’est transformée en perte nette au championnat.
La décision a aussi une portée réglementaire. En choisissant de convertir un drive-through en 20 secondes après l’arrivée, les commissaires appliquent une sanction significative, généralement lourde dans une course moderne de Formule 1. Elle traduit leur volonté de considérer les sorties de piste répétées comme un avantage sportif, même lorsqu’elles surviennent après un incident ou avec une voiture partiellement endommagée.
Pas de sanction supplémentaire pour voiture dangereuse
La FIA a également examiné un second point : le fait que Charles Leclerc ait continué à piloter une voiture potentiellement endommagée. Les commissaires auraient pu considérer que la Ferrari présentait un problème mécanique évident et identifiable, ce qui aurait ouvert la voie à une sanction supplémentaire pour conduite dans une condition dangereuse.
Mais ils ont finalement choisi de ne pas aller plus loin sur cet aspect. Dans leur rapport, ils précisent : « Nous avons également examiné s’il y avait une infraction supplémentaire dans le fait de continuer à conduire une voiture présentant un problème mécanique évident et discernable. Nous avons déterminé qu’il n’y avait pas de preuve d’un problème mécanique évident ou discernable. Nous n’avons donc pris aucune autre mesure concernant cette infraction potentielle. »
Cette partie de la décision limite les conséquences pour Leclerc. La FIA sanctionne les sorties de piste et l’avantage gagné, mais ne retient pas que Ferrari ou son pilote ont maintenu en piste une monoplace manifestement dangereuse.
Pour Leclerc, le bilan reste néanmoins sévère. Alors que Kimi Antonelli s’est imposé à Miami devant Lando Norris et Oscar Piastri, Ferrari quitte la Floride avec un résultat corrigé défavorablement après l’arrivée. Leclerc, initialement sixième, repart finalement huitième, dans une course où la moindre erreur a pesé lourd au classement final.