La succession de Rosberg chez Mercedes : où en est-on ?

Plus d'une semaine après le départ inattendu de Nico Rosberg de la Formule 1 et de l'équipe Mercedes, Motorsinside fait le point sur les différentes candidatures pour le baquet de la voiture championne du monde en titre.

La succession de Rosberg chez Mercedes : où en est-on ?

En ce début de trêve hivernale, la planète Formule 1 tourne au rythme des rumeurs de l’identité du futur pilote Mercedes. Même si Toto Wolff a récemment confié prendre son temps pour choisir, la firme de Brackley s’active pour trouver un successeur à Nico Rosberg avant la fin de l’année civile.

<b>Le joli buzz médiatique de Mercedes</b>

Et pour cela, Mercedes a défrayé la chronique, en partageant la semaine dernière une annonce humoristique dans les pages du magazine anglais <i>Autosport</i>. <blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">A rather significant job advert from <a href="https://twitter.com/MercedesAMGF1">@MercedesAMGF1</a> appears in tomorrow’s issue of Autosport magazine… <a href="https://twitter.com/hashtag/F1?src=hash">#F1</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/rosberg?src=hash">#rosberg</a> <a href="https://t.co/b2JLucdH9l">pic.twitter.com/b2JLucdH9l</a></p>— Autosport (@autosport) <a href="https://twitter.com/autosport/status/806528534357405696">7 décembre /f1/actualite/21618-seuls-deux-pilotes-nont-pas-appele-toto-wolff-pour-remplacer-rosberg.html</a></blockquote>
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«  Une place s’est libérée pour le poste de pilote de course dans notre équipe. » indique l’annonce. Pour précision, le team allemand demande à ce que chaque pilote candidat « prouve des aptitudes dans la conduite, en accélération mais aussi en freinage. » Également, «la possession d’une Super Licence FIA sera un avantage. »

Dans la foulée, de nombreux pilotes ont réagi à cette annonce mi-comique, mi-sérieuse. Certains ont vraiment joué le jeu, comme le Japonais Kamui Kobayashi -75 Grands Prix disputés entre 2009 et 2014- qui posta un CV détaillé sur sa page <i>Twitter</i>.

Mais les vrais candidats sont biens ceux du plateau /f1/actualite/21618-seuls-deux-pilotes-nont-pas-appele-toto-wolff-pour-remplacer-rosberg.html. Rappelons que <a href="/f1/actualite/21618-seuls-deux-pilotes-nont-pas-appele-toto-wolff-pour-remplacer-rosberg.html" target="_blank" title="">la quasi-totalité des pilotes s’est manifestée</a> selon les dires même de Toto Wolff, à l’exception de Daniil Kyvat et de Kimi Raikkonen.

<b>Un quinté d’outsiders mis de côté..</b>

Sebastian Vettel a été le premier à prendre ses distances avec les rumeurs de remplacement de Nico Rosberg. Le quadruple champion du monde a tout simplement rappelé que son contrat chez les Rouges s’étalait jusqu’à la fin 2017 et qu’il n’était guère question d’y mettre un terme avant. Les spéculations n’ont quand même pas manquées, surtout après la saison ratée de la Scuderia Ferrari (sept podiums pour l’Allemand mais surtout zéro victoire!).

Autres candidats évoqués, les chances de Jenson Button, Esteban Ocon, Nico Hulkenberg ou Carlos Sainz sont faibles.
D’après le journal allemand <i>Bild</i>, Wolff a pourtant contacté l’équipe Renault à propos de Nico Hulkenberg. Mais le refus de Frédéric Vasseur a été clair : tout juste arrivé, l’équipe française compte bien sur l’ex-pilote Force India pour 2017.
Autres cas de figure, Jenson Button , qui n’a pas montré d’intérêt depuis le début de sa retraite ; ou Esteban Ocon, placé chez Force India et qui semble loin de Brackley.

Le quatrième homme le plus crédible est en fait Carlos Sainz. Après avoir épaté à bord d’une monoplace rétive, d’abord face à Verstappen mais surtout face à Daniil Kyvat, le Madrilène peut nourrir quelques espoirs. Mais le giron Red Bull est très protecteur quand il s’agit de ses prodiges. L’écurie Renault en sait justement quelque chose, elle qui a voulu s’attacher ses services il y a peu pour en faire sa tête d’affiche. Mercedes devrait payer de belles indemnités compensatrices pour faire de Sainz le futur équipier de Lewis Hamilton.

De l’aveu même de Wolff, trois noms sont désormais sur la liste.

<b>La short-list de Toto Wolff : l’illusion Alonso ; Bottas un choix à la fois crédible et épineux</b>

Le premier cité paraît le plus loin dans cette affaire. De l’aveu même de bon nombre d’acteurs du F1 Circus, ce transfert serait pourtant idéal. Après 2007, il réunirait de nouveau deux cracks, auréolés à eux deux de cinq titres de champion du monde. L’arrivée d’Alonso aux côtés d’Hamilton serait un véritable séisme ! Cependant, l’affaire paraît mal engagée.

Réagissant aux spéculations, les dirigeants de McLaren sont clairs. Le nouveau directeur exécutif à Woking, Zak Brown, ne doute pas de la présence d’Alonso une année supplémentaires dans son équipe. Interrogé par Motorsinside lundi dernier à Paris à l’occasion de la conférence de presse du Grand Prix de France, Eric Boullier a lui admis que le contrat d’Alonso était «toujours en place ». Quelques jours plus tard, Flavio Briatore a apporté sa pierre à l’édifice en admettant clairement qu’Alonso « ne monterait pas dans la Mercedes ». En se confiant à la <i>Gazzetta dello Sport</i>, l’ex team principal du Renault F1 -et toujours influent dans les intérêts du champion espagnol- a aussi évoqué que la troisième et dernière année du contrat chez McLaren-Honda serait respectée.

Pourtant, la promesse d’un traitement équitable et d’une voiture de référence font certainement saliver Alonso. Mais l’équipe Mercedes prendra t-elle un aussi gros risque ? Le taureau des Asturies est un personnage haut en couleurs, plus encore que ne l’était Rosberg. On se rappelle évidemment de la cohabitation conflictuelle qui avait donnée de l’urticaire à Ron Dennis. Dans ce sens, Aldo Costa, directeur du département moteur chez les Gris, a récemment montré une réticence à l’égard d’Alonso : «En tant que pilote, Fernando est l’un des meilleurs. Mais en dehors de la voiture, je ne l’ai jamais compris. Il est pour moi très dur à comprendre, c’est un personnage énigmatique. Je ne le vois pas chez Mercedes. »

Ces propos sont d’autant plus corroborés par le fait qu’Alonso ne disposerait pas d’une clause de performance lui permettant d’aller voir ailleurs, malgré les performances moyennes de son clan.
Autre information de taille, le quotidien sportif espagnol <i>Marca</i> a affirmé que Lewis Hamilon aurait apposé son veto à la possibilité de recruter un autre pilote de pointe au sein de l’équipe ! Ce qui écarte d’office un Alonso aux dents longues..

Deuxième cas, celui de Valtteri Bottas. Pourtant impliqué dans le management du Finlandais, Toto Wolff a limité les chances de son poulain de le voir monter dans la Flèche d’Argent : « Il est actuellement le leader de Williams ; et il est très important pour l’association avec Lance Stroll. Claire (Williams) et son équipe compte vraiment sur lui. »  a t-il déclaré il y a peu au micro de <i>Sky Sports F1</i>.
Attention toutefois à ces liens qui pourraient aussi se transformer en positif : Bottas pourrait quand même être promu dans le baquet de Rosberg alors que Wehrlein serait envoyé à Grove. Rappelons que l’écurie Williams est motorisée par Mercedes et qu’un arrangement à l’amiable est plus facilement négociable entre les deux parties. Une ristourne de 10 millions de dollars sur le prix de la forniture moteur a été évoquée. La piste Bottas prend du sens, jour après jour, et Wolff se ferait de plus en plus insistant auprès de Williams.

<b>Wehrlein, un favori malgré tout ?</b>

Dés lors, le fleuron de la marque à l’étoile est sur les rangs. En tout cas, le transfert de Pascal Wehrlein est le plus simple à obtenir pour Toto Wolff et les siens. Pilote de réserve de Mercedes depuis septembre 2014, le Germano-Mauricien n’a pas encore de volant pour la nouvelle saison, alors que ses discussions avec Sauber ont été suspendues après l’annonce choc de Rosberg. Tout concorde donc pour le champion DTM 2015, qui a déjà accumulé les kilomètres pour les tests Pirelli à bord de la W07. Récemment à Abu Dhabi, Wehrlein a d’ailleurs dû remplacer au pied levé un Lewis Hamilton malade. Cela alors même que le clan Mercedes avait déjà pris connaissance en privé de l’annonce de Rosberg…

Dans cette candidature, Wehrlein peut même compter sur le soutien de Nico Rosberg en personne ! Invité à réagir en marge des festivités de fin de saison de son équipe, l’Allemand de 31 ans a admis que « Pascal est un énorme espoir pour l’Allemagne dans le futur. Il doit évidemment être sur la short-list »

En ce sens, l’option Wehrlein est la plus probable dés lors que Mercedes ne fait rien pour racheter le contrat des deux autre pilotes. Toto Wolff a d’ailleurs récemment admis que « Mercedes respecterait les contrats » en cours.

Interrogé pour sa part lors des Autosport Awards, Wehrlein souhaite faire face à l’opportunité de sa vie : «Définitivement, je suis prêt. Une saison en F1 représente peu mais je me sens assez confiant».

Mais en effet, une équipe aussi réputée que Mercedes fera t-elle confiance à un garçon qui n’a disputé qu’une seule saison entière, à bord de la Manor, voiture la plus faible du plateau qui plus est ?

Pris de court par la nouvelle de Rosberg, le clan allemand pèse toutes les éventualités dans son choix. Pour le jeune Wehrlein (22 ans), le plan de base était surtout de l’envoyer une année ou deux chez Sauber avant de le voir prétendre au baquet Mercedes.
Face à un Toto Wolff qui veut « prendre une décision courageuse » en remplacement de son champion du monde, le suspens reste garanti. Des mots qui ne sont pas très clairs et laisse un revirement de dernière minute envisageable : « Nous avons besoin du pilote le plus rapide, qui fait le moins d’erreurs possibles, et qui comprend qu’il y a un esprit d’équipe en jeu »

<b>Alors, quel sera la suite du feuilleton de cet hiver /f1/actualite/21618-seuls-deux-pilotes-nont-pas-appele-toto-wolff-pour-remplacer-rosberg.html ?</b>

Au vu de la relative impossibilité de Fernando Alonso et de Valtteri Bottas, Pascal Wehrlein tient bien la corde pour la suite. Toutefois, même si la confirmation arrive, il sera intéressant de voir le contrat signé entre les deux parties.
Les engagements de Vettel et Alonso se termineront fin 2017, tandis que Max Verstappen a un contrat chez Red Bull jusque fin 2018. L’arrivée de Wehrlein passerait ainsi pour un choix rationnel, avant pourquoi pas le recrutement d’une tête d’affiche l’an prochain.

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