Renault Sport F1 pointe la FIA dans la panne de Vettel
L’abandon de Sebastian Vettel lors du Grand Prix d’Autriche a fait grincer des dents et Renault Sport F1 a subi de nombreuses critiques sans que l’origine du problème rencontré au 1er tour soit connue. Il s’avère que Renault Sport et Red Bull n'y sont, à priori, pour rien.
Thierry Salvi, responsable du support piste chez Red Bull pour Renault, a expliqué dans un podcast diffusé sur la page Facebook de RSF1 que le problème rencontré par Sebastian Vettel dans les premiers tours du Grand Prix d’Autriche était lié à la cartographie : « Le souci est survenu lors du changement de cartographie à l’amorce d’un dépassement, celui-ci offrant un réglage pour l’aider à doubler, il a soudainement perdu de la puissance. Le problème a disparu en appuyant à nouveau sur le bouton. » Cette déclaration rejoint les propos tenus par Rémi Taffin quelques heures après la course.
« Il y a un bouton qui va sélectionner différentes cartographies du moteur. Il s’avère que quand il [Vettel] a appuyé sur ce bouton, en début de course, il y a eu un problème au niveau de l’unité de contrôle, » précise Thierry Salvi, avant de poursuivre : « En ayant creusé un petit peu, nous pensons qu’il y a un problème dans le logiciel de la voiture. Malheureusement, ce n’est pas le logiciel qui est géré chez nous, mais le logiciel qui est géré par la FIA ». L’unité de contrôle est un boitier électronique commun à toutes les équipes et fourni par McLaren Electronics, une filiale du McLaren Group.
La FIA était déjà au courant, elle avait été sensibilisée à ce bug informatique en début d’année et une nouvelle version avait été sortie, qui était censée résoudre le problème. Thierry Salvi reste confiant même s’il n’oublie pas d’égratigner légèrement la Fédération : « C’est un bug qui va être résolu, je crois, pour la course prochaine. Il s’agit d’un bug que nous connaissions, dont nous avions informé la FIA en début d’année, et ils avaient sorti une version qui était censée résoudre le problème. Apparemment, il n’a pas été résolu… »
Avant les déclarations de Salvi, Christian Horner avait ironisé sur cet indicent : « La grande différence entre Mercedes et Renault est qu’avec Mercedes, si vous appuyez sur le bouton pour doubler, vous allez plus vite, avec Renault si vous appuyez dessus, vous vous arrêtez ! » avait lâché sur Servus TV, une chaîne qui appartient à Red Bull.