Ferrari, les évolutions aérodynamiques.
Ferrari a fait évoluer sa monoplace pour le GP du Canada, pontons et fond plat ont été retravaillés pour apporter plus de fluidité à l’aérodynamisme de la F14-T.
La Scuderia est toujours à la recherche de performance, Shell travaille sur l’essence, les ingénieurs quant à eux, travaillent directement sur la voiture. Lors des essais du vendredi sur le circuit de Gilles Villeneuve, deux spécificités aérodynamiques ont été testées, Fernando Alonso sur la nouvelle voiture pendant que Kimi Räikkönen lui, était sur la première base de travail. Les ingénieurs vont pouvoir comparer directement sur les données récoltées et comprendre ce qui ne fonctionne pas.
Commençons par l’avant du ponton, la partie haute du sidepod est retouchée ce qui permet d’augmenter le flux d’air. Celui-ci s’accompagne d’un rétrécissement de la sortie d’air autour du pot d’échappement, ce qui a pour effet d’augmenter le flux à l’intérieur du capot moteur et d’avoir un meilleur refroidissement. L’arrière du capot est plus bas et la tuyère est allongée toujours dans le but d’augmenter la vitesse du flux d’air, il n’est plus central mais c’est un double flux latéral. Nous noterons le retour du double support de l’aileron arrière et l’abandon du « monkey seat ».
Ferrari en a profité pour tester un nouveau fond plat ce qui pourrait sous-entendre un nouveau diffuseur dans un avenir proche. Fernando Alonso rapporte ses impressions aux ingénieurs et trouve que les nouveaux appendices aérodynamiques apportent un plus à la voiture, mais pourtant, ils ne s’en sont pas servis pour la course de dimanche. En effet, la température chaude du circuit a convaincu l’écurie de patienter encore un peu.
Mais pourquoi n’avoir travaillé que sur la partie arrière de la voiture ? En fait, il s’agit d’un problème interne à la voiture, tout particulièrement sur l’essence. En effet, Shell et Ferrari ont fait le choix d’une essence type « légère », la conséquence directe est que cette typologie de carburant a besoin de température basse pour donner le maximum de calories alors que Renault ou Mercedes ont une essence de type « lourde » et les températures de course comme au Canada leur posent moins de problèmes et surtout une meilleur efficacité au niveau du rendement.