Les deux arrêts obligatoires et l’augmentation du poids minimum rejetés
On l'a vu ce lundi 9 décembre, des décisions, contestées ou pas selon le point de vue de chacun, ont été adoptées par la Commission de la Formule 1 et le Groupe Stratégique. Mais deux mesures proposées se sont heurtées à un mur de la part des écuries.
C’est tout d’abord l’idée venue de Pirelli, qui consistait à obliger les monoplaces à s’arrêter <a href="/f1/actualite/16681-vers-deux-arrets-obligatoires-en-2014-.html" target="_blank" title="Vers deux arrêts obligatoires en 2014 ?">au moins deux fois par course</a> qui s’est vue opposer un véto franc et massif de la part des écuries. Le manufacturier italien voulait que les composés les plus durs amenés sur un Grand Prix ne puissent être utilisés que sur 50% de la course et les composés tendres sur 30%. Un rapide calcul ramenait donc à deux arrêts aux stands obligatoires. Une mesure qui n’a, semble-t-il, pas plu aux équipes. Ross Brawn, ancien directeur de Mercedes, avait déclaré à <i>Autosport</i> que « ce ne serait pas une bonne chose d’avoir une telle restriction quant à la stratégie .»
Pirelli avait émis cette idée, car il lui est compliqué de proposer aux écuries de F1 des pneus ayant le meilleur compromis endurance-performance, et qui garantissaient les arrêts aux stands plus nombreux souhaités par la FIA. L’épisode des explosions de pneus à Silverstone, en /f1/actualite/16681-vers-deux-arrets-obligatoires-en-2014-.html, avait plongé la discipline dans le doute concernant les enveloppes italiennes. Les Transalpins ont d’ores et déjà déclaré que les gommes pour 2014 seraient très « conservatrices ». Entendez par là, moins de dégradation sur les pneus. Malgré tout, l’officialisation des tests effectués à Bahreïn du 17 au 19 décembre prochains semble tendre vers plus de compromis quant à la question épineuse des gommes et de la sécurité
<b>10 kg c’est trop !</b>
En plus de cette mesure avortée, les têtes pensantes de la F1 avaient envisagé d’augmenter le poids des monoplaces de 10 kg. Si pour les arrêts obligatoires, Ferrari, Red Bull, Mercedes, McLaren, Lotus et Williams avaient parlé d’une seule voix, pour l’augmentation du poids, seules Ferrari, Lotus et Mercedes ont rejeté l’idée. Ce lest supplémentaire était voulu par certaines équipes afin de ne pas pénaliser les pilotes les plus lourds, alors qu’aujourd’hui, ces derniers sont en général des poids plume, les grands gabarits posant quelques problèmes aux ingénieurs.
Les écuries ont donc la main-mise sur certaines décisions. Lotus par exemple a encore un mot à dire, même si on l’a vu ce lundi 9, l’écurie d’Enstone sera absente aux essais de pneus de décembre à Bahrein, signe que tout ne va très bien bien chez les Noir et Or. Cela fait plus de 170 jours que l’on attend une confirmation de l’accord avec Quantum. Une attente bien longue.