Après la Hongrie, les vacances…
Comme chaque année, le Grand Prix de Hongrie va se dérouler dans une certaine décontraction pour les pilotes et les équipes de Formule 1… Car après la course, c’est trois semaines de vacances qui attendent le paddock ! Mais quelle est l’origine de cette pause estivale ?
Du repos pour les hommes et pour les mécaniques
La tension accumulée lors de la première moitié de championnat génère sur les acteurs des Grands Prix le besoin de faire un break. Ainsi les pilotes, les ingénieurs et les techniciens, qui parcourent sans cesse le globe d’une course à une autre au gré du grand cirque de la F1, peuvent pour une fois s’arrêter complètement, souffler un peu.
Alors que certains pilotes consacrent leurs vacances au sport, comme Nico Rosberg ou Jenson Button, afin de se maintenir au plus haut de leur forme physique ou encore pour des œuvres caritatives, d’autres s’adonnent au farniente et retourne dans leurs familles, comme Vitaly Petrov ou Rubens Barrichello, ce dernier trouvant dans cette interruption l’occasion idéale pour assouvir sa passion du golf….
Mais cette interruption estivale n’a pas à la base pour seule fonction d’offrir des vacances aux pilotes et aux équipes : elle trouve ses origines dans le principe de réduction des coûts de la Formule 1, à la base voulue par les équipes puis quelque peu « institutionnalisée » par la FIA. Ainsi, durant cette période de trois semaines, les usines ferment complètement, les ordinateurs s’arrêtent. Pas de recherche ni de développement. Tout cela sous le contrôle de la fédération, qui veille au grain afin que la règle soit bien respectée par toutes les écuries.
En fait, seuls les départements marketing et communication des équipes restent actifs pendant la pause imposée…
Des avis mitigés
Cependant tous les protagonistes des Grands Prix ne voient pas nécessairement d’un bon œil cette pause quelque peu…forcée.
C’est le cas notamment de Norbert Haug de Mercedes ou de Martin Whitmarsh de McLaren pour qui cette trêve estivale constitue une interruption négative, surtout à la mi-saison, qui est un carrefour dans l’année et un moment cruciale pour la suite du championnat du monde.
En effet, les grandes équipes ont pour objectif de progresser sans cesse, d’aller chercher le dernier dixième ce qui entraine obligatoirement le développement constant de nouvelles pièces ou de nouvelles configurations sur les monoplaces. Or, durant cette pause, et comme expliqué plus haut, tout développement est devenu impossible.
Au final, malgré la décontraction ambiante et la chaleur qui règne à cette époque sur le Hungaroring, le Grand Prix de Hongrie ainsi que la pause qui s’en suit sont une période-clé de la saison de F1, d’autant que c’est à ce moment de l’année que des contrats se signent, que les transfères éventuels se dessinent …